BD : Les Gueules Noires – Zampano- Domon – Editions Casa

 

La mythique région des houillères, aujourd’hui. Au beau milieu des anciennes mines dont il ne reste que les installations abandonnées, des terrains vagues couverts de ronces et des montagnes de charbon devenues inutiles, un quartier se meurt. C’est dans ce contexte plus que difficile qu’une bande de gamins va redonner de l’espoir à toute une rue, lui rappeler les valeurs qui ont fait la légende de ces terres minières, sa force collective, son courage indomptable. Tout commence un jour encore plus gris que les autres ou Rem et Novak, deux gosses inséparables dont le foot est le seul moyen d’expression, d’évasion, fuguent de chez eux pour échapper au marasme ambiant, et se réfugient, au delà des grillages dans une ancienne mine abandonné. Dans ces vestiges d’une épopée glorieuse, celle des « gueules noires » comme on les appelait.

FOLK/POP : LAUGHING SEABIRD présente son nouveau single VIVRE (no way back) (extrait de l’album « the transformation place »)

Après le premier volet « I Feel Fat » voici « Vivre (No Way Back) », le deuxième titre d’une trilogie extraite de mon nouvel album : «The Transformation Place». 

Pour l’heure… Une voix empreinte de douceur, une guitare encourageante aux accents hispaniques, une batterie solide et des cordes rassurantes, c’est ce qu’il fallait pour raconter que Vivre est un chemin sans retour, car une fois qu’on a dit ça !… Il ne s’agit pas d’en faire tout un plat, mais de s’engager. De tes pas naît une route alors go, go, go, il ne faut rien, tu ne dois rien, mais puisses-tu cultiver ce que tu es, provoquer cette chance simple et sublime : te passionner même sobrement, et en éprouver de la joie. On ne sera jamais invincible, mais on peut devenir indivisible, unifié. 

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ALEX TOUCOURT Nouvel album “Le fruit du bazar” (Label AT(h)OME / Sony Music) Sorti le 5 mars 2021

Il y a un peu plus de dix ans, débarquait sur la scène française le Lorrain Alex Toucourt, qui déployait dans son premier album StudiOrange un univers « acousticool » et décontracté. Alex Toucourt était cependant loin d’être un néophyte, comptabilisant avant ça près de 500 scènes foulées avec son groupe de reggae Conscience Tranquille. Amoureux de la scène et de la rencontre avec le public, il sillonnait ces dernières années la France et le Canada avec près de 400 représentations (entre 2012 et 2020) pour accompagner les sorties de son second album Mémoire d’Éléphant Rose et de son conte musical jeune public Tu peux toujours rêver. Pour son troisième opus, Le Fruit du Bazar, il revient avec dix chansons aux textes ciselés qui oscillent avec délicatesse entre la mélancolie douce du temps qui passe sur nos existences, et un constat un brin amusé sur nos états d’âme. Habillées par ses propres arrangements et réalisées par Dominique Ledudal (comme son précédent album Mémoire d’Éléphant Rose), les chansons et ballades pop-folk d’Alex Toucourt nous embarquent au gré de ses histoires et de ses sentiments dans lesquels la batterie de Philippe Entressangle laisse parfois place à des beat-box “bricolés à la bouche’’ d’inspiration hip hop.

Multi-instrumentiste, Alex Toucourt trempe ses doigts-pinceaux dans une large palette de couleurs pour raconter notamment dans « Palette de Colères », la nuit bousculée d’un enfant qui voudrait s’enfuir. Avec « Sur Ton Chemin », le compositeur-interprète livre en filigrane un testament pop et cinématographique. Attentif aux signes composites qui déterminent les trajectoires, Alex Toucourt chante une lettre aux absents dans « Peut-être à l’automne » ou relate avec pudeur l’itinéraire d’un amour perdu dans « 2 Plumes » qui débute sur le piano d’Albin de la Simone et s’achève par une envolée épique portée par des cordes vibrantes. Une volonté poétique de « se cacher tout en se dévoilant », que l’on retrouve sur l’entraînant et touchant « À Demi-Mot », en tandem avec JP Nataf (Les Innocents). Enfin, Alex Toucourt ne se départit pas d’un certain humour que ce soit pour retracer un calamiteux voyage aux États-Unis (« My Lovely Willy ») sur des airs de country teintés d’harmonica ou encore en narrant l’absurdité des colères ordinaires (« La Trouille »). Sur scène, le chanteur convoque autant ses talents d’autodérision que son don pour “empoigner’’, entraînant le spectateur dans son intimité en jouant avec les émotions vives comme avec les rires francs. Sur le fil, toujours.

HENRI SALVADOR 305 titres remasterisés Warner

Regroupant en version remasterisée la quasi-totalité des titres issus du label Rigolo, ainsi que d’autres publiés dans les années 80, auxquels s’ajoutent des bonus, ces 10 références sortiront en 5 rendez-vous sur une période de deux mois jusqu’au 9 juillet.

 Parmi les 305 titres de ces nouvelles compilations chronologiques, qui parcourent 3 décennies d’enregistrements, une grande majorité sera disponible pour la première fois en digital tels Soleil Blanc, Socialement parlant, Carnaby Street, Beta Gamma l’ordinateur, Ballade pour Bonnie and Clyde, La vallée, Seul, On peut rêver, La femme d’affaires, Vivre au soleil, l’amour est roi, Ave Maria des pêcheurs (de Boris Vian) ou encore Question de choix… 

Ce catalogue reflètera la personnalité artistique multi-facettes d’Henri Salvador, qui fut aussi à l’aise dans le registre ‘Rigolo’ (nom de son label pour rappel – avec par exemple Zorro est arrivé, J’aime tes g’noux, Faut rigoler, Mais non, mais non) que dans celui de la balade la plus renversante (Une chanson douce,  Syracuse, Tu es entrée dans mon âme, Dans mon île…), sans oublier de beaux virages expérimentaux (Pauvre Jesus-Christ, La crucifixion, la version psyché de Un jour mon prince viendra, On l’a dans l’baba, l’amour va, ça va…)

 Guitariste de Jazz, crooner à la voix aussi suave que précise, amuseur public numéro 1 dans les années 60 et 70, mais aussi défricheur et champion du Home studio, showman d’exception et inspirateur de la Bossa-Nova, Henri Salvador fut en effet tout cela au cours de sa carrière, une des plus longues de la Chanson Française, débutée dans les années 30.

 Si les terrains de pétanque eurent sa prédilection au cours des années 80 et 90, Henri Salvador eut finalement raison de prendre son temps puisqu’il parvint à surprendre en 2000, à plus de 80 ans, en réalisant un des plus beaux comebacks de l’Histoire avec l’album ‘Chambre avec vue’, vendu à plus d’un million d’exemplaires (« Album de variétés de l’année » en 2001 aux Victoires de la Musique et « Artiste masculin de l’année » pour son interprète). Classe !

Une façon de boucler la boucle pour celui qui avait toujours entretenu des liens profonds avec le Brésil et nous quitta en 2008 à 90 ans.

JAZZ : ADRIEN MOIGNARD TRIO « Bright Up » (Label Ouest / L’Autre Distribution) En concert  Jeudi 17 juin 2021 Au Sunset

Adrien Moignard possède sans aucun doute deux des plus belles « mains » du circuit. A propos d’un guitariste, on parle de « mains » pour désigner à la fois une morphologie spécialement adaptée à l’instrument, et l’accomplissement d’un travail long et rigoureux aboutissant à une limpidité et une fluidité des mouvements. Pour un improvisateur, il s’agit là d’une qualité rare. Car la pensée doit commander « en temps réel », et le corps pouvoir suivre toute proposition musicale induite sur le moment. Dans le domaine du jazz, seuls quelques grands solistes en sont capables. Adrien appartient à cette catégorie de musiciens-là.

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FESTIVAL JAZZ A JUNAS (GARD) du 20 au 24 juillet 2021

 

                                                                            PROGRAMME

Mardi 20 juillet :

NDiaz

Mercredi 21 juillet :

Gaël Horellou « Identité »

Rouge

Fabrice Martinez et « Twins » invitent

Vincent Peirani

Jeudi 22 juillet :

Céline Bonacina Trio « Fly fly »

Perrine Mansuy Trio invite Naïssam Jalal

« West of the moon »

Guillaume Perret Quartet « A certain trip »

Vendredi 23 juillet :

Etienne Manchon Trio

Laura Perrudin « Perspectives et Avatars »

Erik Truffaz « Lune Rouge »

Samedi 24 juillet :

Le Sacre du Tympan « Odyssée »

Thomas de Pourquery et Supersonic

Gaëlle Buswel en concert au Café de la Danse le 27 novembre 2021

Dotée d’une voix à faire frissonner les entrailles, d’une générosité et d’un naturel absolu, cette jeune femme au sourire ravageur est une bête de scène avec une solide expérience du live !

Avec trois albums orientés folk, rock et blues à son actif, Gaëlle Buswel vient de sortir son quatrième opus : Your Journey.

Habituée des belles salles parisiennes et des grands festivals, Gaëlle a aussi assuré des premières parties pour Vintage Trouble, ZZ Top, Ringo Starr, Deep Purple, Status Quo, The James Hunter Six, Jonny Lang… et sera sur la scène du Café de la Danse le 27 novembre 2021

JAZZ : UNS – PREMIER ALBUM LE 25 JUIN 2021 Label MiRR / L’Autre Distribution

Le trio UNS sort son premier album eponyme sur le label MiRR. La musique de Karsten Hochapfel, Benjamin Sanz et Antoine Viard invite à un voyage entre évocations folkloriques et musique contemporaine, en passant par diverses formes du jazz, comme une évidente synthèse de ce que NOUS sommes. UNS [ʊns] – Pronom personnel allemand, signifie «nous », par nous, à nous, de nous…» UNS est un trio qui invente sa propre grammaire: le vide créé par l’absence de la basse permet aux musiciens de graviter dans un espace ouvert. Si les débuts de cet ensemble se déroulent d’emblée dans l’esprit spontané et improvisé des regrettées Jams Sessions de La Miroiterie (Paris, Ménilmontant), la musique se transforme peu à peu en une véritable quête d’une identité forte, furieuse et mélancolique. Entre poésie et manifeste, au service de compositions originales teintées d’influences multiples, leur musique invite à un voyage entre évocations folkloriques, énergie rock et quelques rappels de musique contemporaine et passe par diverses formes du jazz, comme une évidente synthèse de ce que nous sommes, pluriels. Attaché à la défense et à la diffusion des musiques créatives, UNS, en collaboration avec le collectif MIRR, sort son premier opus. Les oreilles averties y retrouveront une forme d’énergie pure qui rappelle, de subtile manière, le trio « Tiny Bell » de Dave Douglas ou celle du quartet de Jim Black « Alasnoaxis ». Le son satiné du saxophone alto et la profondeur des compositions évoquent, à leur façon, l’héritage de Paul Desmond et du Dave Brubeck quartet. Enfin, la brillance de la guitare portugaise, la diversité des choix dans les percussions, propulsent l’imaginaire dans des contrées inexplorées.

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VERENA HANF « La fragilité des funambules » Editions Deville (Interview)

Adriana, une jeune femme roumaine, vit depuis quelques années à Bruxelles après avoir échappé à un viol collectif et à la prostitution forcée. Malgré son désir de vengeance, elle a trouvé un équilibre entre son travail de nounou dans une famille discordante d’expatriés allemands et son petit ami Gaston, un homme stable et aimant. Cette stabilité vacille quand elle doit prendre en charge son fils Cosmin. Le garçon de 11 ans, qui a grandi chez ses grands-parents en Roumanie, se réjouit du voyage, mais son séjour ne se déroulera pas comme il l’avait espéré.

INTERVIEW DE VERENA HANF

 

ONDINE KHAYAT « Le parfum de l’exil » Editions Charleston (Interview)

« Là où s’épanouit le jasmin se trouve la première clé. » Tel est le dernier message laissé à Taline par Nona, sa grand-mère, qui l’a élevée, guidée, accompagnée à chaque étape de sa vie. Celle qui lui a appris à reconnaître tout un univers subtil d’odeurs – chèvrefeuille, amande, terre mouillée… – et à les associer pour créer de nouvelles fragrances. Maintenant que Nona est morte, Taline, terrassée par le chagrin, est seule à la tête de l’entreprise de parfums créée par sa grand-mère.

INTERVIEW D’ONDINE KHAYAT

Sous le massif de jasmin du jardin, elle découvre un carnet en cuir rédigé par Louise, son arrière-grand-mère. Au fil des pages, défile sous ses yeux tout un pan de son histoire familiale : le génocide arménien, la peur, l’horreur, l’exil, mais aussi l’espoir et la renaissance. En levant le voile sur les secrets et les traumatismes du passé, Taline souhaite se libérer enfin des cauchemars qui la hantent pour pouvoir vivre sa propre vie. Continuer la lecture de « ONDINE KHAYAT « Le parfum de l’exil » Editions Charleston (Interview) »