HISTOIRE : BRUNO FULIGNI « LANDRU l’élégance assassine » Editions du Rocher ( Interview)

Lui ? Landru, Henri-Désiré de son prénom, celui que la presse baptisa « le sire de Gambais », « le Barbe-Bleue de Seine-et-Oise », « l’homme aux 283 femmes »…
Car c’est moi, Jean Belin, commissaire divisionnaire en retraite, ancien inspecteur à la 1re brigade mobile, qui l’ai arrêté et démasqué cet ogre, au tout début de ma carrière. C’est moi qui l’ai identifié, malgré la dizaine de faux noms sous lesquels il opérait, moi qui l’ai interrogé le premier, moi qui ai failli obtenir ses aveux – avant que la bêtise d’un juge fît échouer mon travail de sape…
Car Landru n’avoua jamais et jamais on ne retrouva de cadavres chez lui, ni nulle part ; et tant d’années plus tard, je dois bien le reconnaître dans mes songeries du soir, près de la cheminée, quand la torpeur de la veillée me ramène au temps des lorgnons, des jupons et des chapeaux-melons, il demeure pour moi « l’homme-mystère » de son siècle.
INTERVIEW DE BRUNO FULIGNI

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ROMAN : ANNICK PEREZ « UNE NUIT A CARTHAGE » Editions Balzac (Interview)

 L’histoire commence en 1947 et se poursuit sur 5 générations jusqu’en 2019. Alice Barenti, l’enfant chérie, petite dernière d’une famille très nombreuse a 15 ans et demi en 1947. Poursuivie par Paul, un gamin dont l’amour et la rage en font un personnage attachant, c’est vers le mystérieux et glacial Neldo qu’Alice découvrira l’amour. Neldo partira une nuit sans la moindre explication, la veille de demander sa main.. Alice épousera Paul.. Elle ne connaitra plus le bonheur. Les événements de Bizerte, l’accession de Bourguiba en Tunisie, l’indépendance, le raz de marée dans toute l’Afrique du Nord, bouleverse les Barenti, la Tunisie entière. Obligés de quitter le pays avec leurs deux petites filles, Alice et Paul travailleront dur en France, mais Alice, sans jamais oublier Neldo. Qu’est-il devenu? Que s’est-il passé cette nuit là? De quels ordres parlait Saul, son compagnon de route? Quel pays était en train de naître?
Une nuit à Carthage retrace l’évocation débordante de vie d’une époque révolue, d’un amour perdu puis retrouvé, d’une enfant sacrifiée, d’un pays à bâtir, d’une vie à reconstruire.
Ce roman au naturel et à la fluidité poignante est une saga romanesque où la vie et les drames se tissent à chaque page et les secrets aussi. Une nuit à Carthage a le souffle et la spontanéité d’un grand livre, de ceux dont le souvenir demeure longtemps après les avoir refermés. »

INTERVIEW D’ANNICK PEREZ

L’AUTEURE: Née à Tunis, Annick Perez évolue entre la peinture et son métier de scénariste et d’auteur de théâtre. Elle a ces dernières années publié cinq romans : Celui qui ne fut pas choisi (Editions Michel Hagège), Des yeux trop noirs (Editions Michel Hagège), Je cherche Goldie (Editions Michalon), Luka chez Fayard en 2005 et You’re beautiful chez Philippe Rey en 2007.

Sur Une Nuit à CarthageMarco Koskas, écrivain franco-Israélien et un des premiers à avoir lu le manuscrit dit avec enthousiasme :
« Le roman d’Annick Perez va éclater comme une bombe. Le livre d’Annick Perez invente tout simplement une nouvelle langue romanesque, un charrabia magnifique et saoulant, avec des personnages tellement attendrissants! Ca fait bizarre de lire un bouquin sans arriver à en croire ses yeux. Cette langue, cette profusion, c’est juste un régal. Pourtant je connais le sujet! La Tunisie de rêve qu’elle raconte, je la connais comme ma poche. »

BIOGRAPHIE ROMANCEE /PATRICE TRIGANO  » L’AMOUR EGORGE » Editions Maurice Nadeau (Interview)

 

Un matin de juin 1914, à son réveil, René Crevel, âgé de quatorze ans découvre le corps pendu de son père à la poutre centrale du salon de l’appartement familial. Ce traumatisme alimentera un besoin de révolte qui ne quittera pas le poète qu’il devint. Tourmenté par sa bisexualité, tour à tour amoureux d’un peintre américain puis d’une jeune berlinoise adepte du triolisme, dégoûté par son corps atteint de tuberculose, René Crevel conjurait son mal de vivre en cherchant dans les abus de la drogue, du sexe, et des frivolités mondaines l’apaisement de ses maux. 

Jusqu’à son suicide en 1935, il rêva à une version régénérée du monde en devenant tour à tour membre du mouvement Dada, du groupe surréaliste et enfin du Parti communiste. En une épopée passionnante, d’une plume alerte, Patrice Trigano fait revivre dans ce roman les moments d’exaltation, les sentiments de craintes, d’angoisses, les douleurs morales et physiques de René Crevel. Il dresse une peinture des milieux intellectuels des années vingt et trente, alors que le fascisme était en embuscade, à travers des portraits saisissants des amis du poète : Gide, Nancy Cunard, Breton, Éluard, Aragon, Tzara, Cocteau, Dali, Giacometti.

INTERVIEW DE PATRICE TRIGANO

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ROMAN: ADELINE FLEURY « IDA N’EXISTE PAS » Editions François BOURIN (Interview)

Une femme s’apprête à faire un voyage. Elle n’a pas besoin de bagage, elle ne part que pour une nuit. Une seule chose l’obsède : emmener Ida, sa fille de 15 mois, à la mer. C’est nécessaire, vital presque. Ida n’existe pas, Ida n’a jamais existé. Des voix ne cessent de le lui répéter. Pourtant, elle l’a porté ce bébé, serré contre elle, changé, nourri au sein. Elle l’aime d’un amour animal. Un amour comme ça, on n’y est pas préparé. C’est trop puissant un amour comme ça.

Ida n’existe pas est une plongée dans la psychologie trouble d’une mère prête à commettre l’irréparable, mais aussi l’histoire d’un corps féminin qui cherche à se libérer de ses démons, d’une féminité complexe en quête d’apaisement.

INTERVIEW D’ADELINE FLEURY

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RECIT TEMOIGNAGE : SABRINA MISSEGUE « LE GOÛT DE VIVRE « L’anorexie n’est pas un combat sans faim Editions Favre (Interview)

 

« C’est l’histoire d’une résurrection. Trop longue, trop lente peut-être, mais éclatante. Lorsque j’ai rencontré pour la première fois Sabrina, elle était au fond du trou mais il y avait dans son regard une flamme qui nous faisait savoir qu’elle se battait et qu’elle ne lâcherait rien dans son combat contre une maladie qui prenait ses aises en elle. C’était il y a une quinzaine d’années et, depuis, il n’y a pas un seul jour où Sabrina n’a pas livré bataille. » Extrait de la préface de Patrick Poivre d’Arvor

INTERVIEW DE SABRINA MISSEGUE

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JEAN-MICHEL WEIL  » SWEET LITTLE SIXTIES » Edi Livre

 

L’auteur annonce la couleur «  Être né au tout début des années cinquante a été un cadeau inestimable pour cette génération du  Baby-Boom ».

Adolescent  privilégié de la classe moyenne parisienne, le jeune Jean-Michel part en Angleterre y apprendre l’anglais, vu le bulletin  scolaire déplorable, ce sera au moins ça que d’apprendre la langue de Shakespeare. Avec cinq francs d’argent de poche généreusement donnés par le paternel pour s’amuser et  envoyer une carte postale à sa mère.

En dehors de la musique pas grand-chose n’intéresse notre ados. Mais pas n’importe quelle musique, celle qui passe sur Europe 1, SLC avec tout ce qui compte pour le Rock’N’Roll,   intra muros mais surtout venu d’outre Atlantique ou outre-Manche.

1963 et un Teppaz pour y passer l’idole des jeunes et Speedy Gonzalès et très vite presley, Bill Haley, Eddy Cochran…

Alors se retrouver en Angleterre de surcroît avec un hôte qui cameraman à la télévision, il y a de quoi faire fantasmer les esprits du jeune Rocker.

Et puis le décor, rien à voir avec le Paris bon chic bon genre du 16ième. Même si quelques blousons noirs avec chaines de vélo traînent au-delà de boulevards. Les rues de Soho cela ressemble à l’Amérique !

Et quand Geoff, sentant l’intérêt de ce jeune « frenchie » pour cette musique décide de l’amener avec lui dans les studios aux enregistrements des émissions de variété, entendez par là bien loin de Gilbert et MaritIe Carpentier. Là c’est autre chose : les premiers passages des Beatles, des Rollings Stones, sur des concerts exceptionnels. Lui le môme juché sur une grue à côté de son deuxième papa, les yeux et les oreilles  écarquillés…Oui, même les oreilles !!

Et dire que cela va se renouveler chaque année ! Un rêve…Il n’a qu’une envie, que les vacances arrivent pour rejoindre cette deuxième famille qui comprends son intérêt pour le Rock’N’Roll. C’est vrai  qu’à Paris on s’intéresse plus à son bulletin scolaire qu’a Bill Halley.

A part les potes du Lycée Janson de Sailly qui s’intéresse s’il a finalement conclu avec les petites anglaises, ça viendra, je vous rassure, papa et maman Weil, veillent à la bonne éducation de leur rejeton.

Ceci étant dit, ce livre retrace à la fois l’itinéraire d’un enfant gâté des années heureuses qui ont vu cette musique déferler sur le Monde et ouvrir la jeunesse sur un siècle nouveau Je ne vais pas faire la liste des concerts mythiques auxquels l’auteur a eu la chance d’assister, vous les découvrirez en le lisant, ou vous faire le panégyrique d’une époque emplie de nostalgie,  mais simplement vous dire que c’est aussi un formidable message d’amour d’un fils à ses pères. Son père, avec qui il n’a pas eu le loisir de raconter ces merveilleux moments qu’il a vécu finalement grâce à lui, et à ce second père avec qui il a partagé tous ces moments. Ils se retrouvent enfin après toutes ces années et même si cela est virtuel, c’est fortement émouvant.

Vous avez connu ces années-là comme l’on dit, ce livre sera comme une madeleine De Proust. Vous ne les avez pas connues, vous y découvrirez combien elles étaient merveilleuses. l’auteur y introduit des dialogues imaginaires savoureux  avec des personnages du XXIième siècle, tout en  y assénant ses propres vérités avec une mauvaise foi totalement assumée.

La R16 est devant la porte d’entrée, prenez la route avec Sweet Little Sixties sur la route des trente Glorieuses

 

 

JB TATTOO ROCK’N’ROLL BAND Rend hommage à Johnny Halliday dans ses concerts.(Interview)

JB TATTOO ROCK’N’ROLL BAND est un groupe de rock créé par JB, un fan de Johnny Halliday, tombé dans la marmite du rock tout môme. Une guitare qui ne l’a jamais quitté et des scènes à travers la France pour exprimer ce qu’est son rock, ce qu’est son blues! Il s’est même payé le luxe ou le culot d’aller jouer et chanter aux USA sur les terres du King, un rêve de gosse.

S’il est fan du Boss qu’il a eu la chance de rencontrer, il veut lui rendre hommage en remettant en lumières surtout les faces B des vinyles du Taulier.

De superbes chansons qui sans faire oublier les grands standards montrent l’étendue de la discographie de Johnny et ses performances vocales. Même que certains y découvriront quelques pépites. JB n’est pas Johnny, juste un interprète, loin des imitateurs et autres sosies.  « Johnny il n’y en qu’un, il n’y en aura jamais qu’un » dit-il. Cette humilité envers le Rocker l’honore. 

INTERVIEW DE JB du groupe JB TATTOO ROCK’N’ROLL BAND

ROMAN « La Géante » de Laurence Vilaine, aux éditions Zulma

Noële a toujours vécu au pied de la Géante, la montagne immuable qui impose son rythme, fournit les fagots pour l’hiver, bleuet, bourrache, gentiane pour les tisanes et les onguents. Elle est un peu sorcière, a appris les plantes et la nature sauvage grâce à la Tante qui les a recueillis, elle et son frère Rimbaud qui ne parle pas mais chante avec le petit-duc. Elle sait qu’on ne peut rien attendre du ciel, et n’a plus levé les yeux vers le soleil depuis longtemps. Repliée dans cet endroit loin de tout, elle mène une existence rugueuse comme un pierrier. 

Soudain surgit dans sa vie l’histoire de deux inconnus. Elle découvre par effraction ce que peut être le désir, le manque, l’amour qui porte ou qui encombre. Elle s’ouvre au pouvoir des mots.
Au cœur d’une nature grandiose, La Géante est un roman sensible et habité sur l’amour et les vies rêvées, sur le mensonge et les sentiers qui mènent à la clarté. 

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« LES PIEDS TANQUES » A partir du 23 septembre 2020 au Théâtre Douze (Paris 12)

« En Provence, sur un terrain de boules, quatre joueurs s’affrontent : Zé, le pied-noir ; Yaya, le Français né de parents algériens ; Loule, le Provençal « de souche » et Monsieur Blanc, le « colon immobilier » Parisien fraîchement arrivé dans la région. De prime abord, on pourrait croire à une simple partie de pétanque entre amis. Mais finalement, ce sont toutes les souffrances de la guerre d’Algérie et les questions d’identité qui nous sautent soudain à la figure. Au gré des boules pointées ou tirées, le passé resurgit et on découvre les blessures secrètes de chacun, leur lien filial et intime avec cette guerre : ils s’opposent, se liguent, livrent leur vérité mais tous ont à cœur de finir cette partie, sur ce terrain qui les rassemble et les unit…

Texte puissant, interprétation musclée, mise en scène inventive, « Les Pieds Tanqués » propose un grand moment de théâtre à la fois historique et jubilatoire : une comédie dramatique forte, sur l’identité et le vivre ensemble, dans laquelle les mémoires s’entrechoquent et où la gravité des propos n’exclut pas l’humour. Grosses engueulades garanties et fous rires assurés ! »

SPECTACLE MUSICAL « « TOI TU TE TAIS » au Théatre Trévise (Paris 9) A partir du 28 septembre 2020

 « Un rayon lumineux balaie la scène et active, un à un, neuf écrans plats de télévision, déclenchés comme par magie, d’un simple frôlement. Ces écrans se déplacent, s’animent peu à peu, glissent sur scène et font surgir des images d’archives amusantes, des extraits de vidéos virales puisées sur le net, des bulletins d’informations aberrants, des parodies de publicité grotesques mettant l’accent avec humour sur les travers des médias et des réseaux sociaux. C’est dans cet enchevêtrement d’images et de sons qu’un regard à la fois poétique, amusé et critique est porté sur une civilisation qui a passé plus de temps à visionner le clip Gangnam Style qu’à construire les pyramides d’Egypte, sur une moralité qui ferme les yeux sur la vente d’armes en ligne mais floute les seins d’un tableau de Picasso, sur une société qui pour n’importe quel nombre entre 1 et 10 000 saisi dans Google trouve au moins un article scientifique prétendant qu’il s’agit du nombre exact des victimes du coronavirus. A mi-parcours entre théâtre, concert et performance vidéo, entre poésie, esthétique et technologie, la forme artistique de cette création est véritablement inédite. Narcisse aime à titiller les neurones des spectateurs, à les embarquer là où ils ne s’attendent pas… Jusqu’à l’étonnant retournement final.

Le propos est puissant et pourrait rappeler Brassens ou Brel, transposés à notre époque. Une voix grave et envoûtante, une mise en scène inventive offrent un spectacle surprenant aussi puissant qu’atypique dans lequel Narcisse, véritable poète du 21 ième siècle, accompagné d’un guitariste virtuose, séduit assurément en jonglant avec les mots dans une dextérité stupéfiante. C’est brillant et jubilatoire : une vraie découverte, une pépite ! »