ELISABETH REYNAUD « CELINE » Ed Larousse (Interview)

Des centaines de millions d’albums vendus, des tournées planétaires dont les billets s’arrachent en temps record, des trophées prestigieux, un spectacle de légende au Caesars Palace de Las Vegas qui a rassemblé 6 millions de spectateurs, venus du monde entier, en plus de dix ans.
Partie de son petit village de Charlemagne au Québec, Céline Dion a été propulsée sur les voies du succès par l’homme de sa vie, René Angélil, génial producteur, qui a su l’entourer des meilleurs paroliers et compositeurs, comme Jean-Jacques Goldman. Interprète à la voix d’or, elle triomphe ainsi depuis des décennies sur les scènes mondiales et fait vibrer à l’unisson toujours plus d’inconditionnel(le)s.
Dans cet album richement illustré, revivez le destin hors normes, la carrière sans exemple d’une artiste exceptionnelle. Offrez-vous un retour en images sur la trajectoire étonnante d’une étoile parvenue au firmament, mais aussi d’une femme extraordinaire, au courage et à la volonté sans faille

INTERVIEW D’ELISABETH REYNAUD

VANESSA SPRINGORA « LE CONSENTEMENT » Ed Grasset (Interview)

Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin «  impérieux  » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
«  Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence  : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre  », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.
INTERVIEW DE VANESSA SPRINGORA

Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant, d’une sidérante lucidité, écrit dans une langue remarquable. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l’ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Mais au-delà de son histoire individuelle, elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

 

SARAH BIASINI « LA BEAUTE DU CIEL  » Ed Stock « Interview)

« Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, « Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit. »  »

Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d’une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider.  Car cette mère n’est pas n’importe quelle femme. Il s’agit d’une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.

Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l’amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions :  comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu’on est habitée par la mort et qu’elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d’une mère que le monde entier idolâtre ?  Comment devenir à son tour mère ?

La réponse, l’auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l’amour qu’elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l’ont élevée comment autant d’autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout. 

INTERVIEW DE SARAH BIASINI

PIERRE BONTE  » Ces villages qu’on assassine » Pierre Bonte et Céline Blampain Ed Le Passeur (Interview)

« Qu’est-ce qu’ils veulent ? Fermer la campagne ? Mettre tout le monde en ville ? » 
Cette réflexion du maire d’une petite commune du Gard traduit bien l’incompréhension et le désarroi d’un grand nombre d’élus ruraux. Ils se battent tous les jours pour maintenir leur village en vie, répondre aux besoins des habitants, et ils ont l’impression que là-haut, dans les cabinets ministériels, on s’emploie à contrarier tous leurs efforts. 
Ils n’ont pas tort. Une « technocrature » sans visage a décidé que cette mosaïque de petites communes qui font le charme de la France était le vestige archaïque d’un monde ancien. Elle a donc entrepris de retailler la carte communale à la hache pour la mettre à l’heure de la mondialisation, dilapidant ainsi un « capital affectif » inestimable. 
Pierre Bonte et Céline Blampain appartiennent à deux générations différentes. 55 années les séparent ! Mais ils sont l’un et l’autre convaincus que, loin d’être un handicap, la multiplicité de nos communes est une richesse unique, à préserver. Leur livre, nourri de leurs expériences, est à la fois un cri d’alarme – la première partie du livre montre la crise que traverse nos campagnes – et un acte de foi – la deuxième partie fait état d’initiatives locales enthousiasmantes – dans cette France rurale qui attire de plus en plus de jeunes citadins à la recherche d’un autre mode de vie, plus humain. C’est aussi un message de reconnaissance aux 500 000 élus locaux qui s’épuisent, dans l’ombre, à défendre une certaine idée du bonheur.

INTERVIEW DE PIERRE BONTE

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PHILIPPE BESSON « Le dernier enfant » Ed Julliard (Interview)

Prix de la Ville de Vannes 2021

 » Elle le détaille tandis qu’il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d’une beauté qui continue de l’époustoufler, de la gonfler d’orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu’elle s’était juré de se l’interdire, qu’elle s’était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu’elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c’est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c’est le dernier matin. « 
Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d’une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l’horizon inconnu qui s’ouvre devant elle.
INTERVIEW DE PHILIPPE BESSON

MAREK HALTER  » Un monde sans prophète » Ed Hugo Doc (interview)

Une collection qui pose les bonnes questions à travers un véritable travail de journaliste ou de chercheur. Dirigée par Jean-Pierre Guéno, elle se veut un lieu-refuge contre la pensée formatée à travers des titres forts, des ouvrages fluides et percutants qui interrogent sur les grandes questions de notre société.

INTERVIEW DE MAREK HALTER

Le vieux Samuel, le dernier des juges d’Israël avait eu l’idée de créer la première école de prophètes : on y enseignait tant aux hommes qu’aux femmes doués d’un charisme exemplaire comment rappeler le peuple à l’ordre et les rois au respect de leurs promesses et de leurs devoirs.
Une sorte de contre-pouvoir, un antidote à toute velléité d’idolâtrie et de totalitarisme. En hébreu,  » prophète  » se dit 0 de l’akkadien nabû : crier, invoquer ordonner produire. Le prophète c’est l’homme
qui crie : un lanceur d’alertes avant la lettre mais d’une formidable envergure ! Il y a les prophètes bibliques parmi lesquels Abraham, Moïse, Isaï et Jésus.
Et puis leurs lointains successeurs Gandhi, Jaurès, l’abbé Pierre. Vivons-nous aujourd’hui dans un monde sans prophètes ? De ces êtres doués d’une étonnante présence, d’un incroyable courage, d’une force d’âme à toute épreuve et qui souvent finissent expulsés ou assassinés par les pouvoirs qu’ils ont dénoncés. C’est le point de départ de la réflexion de Marek Halter qui aura pour mérite
de remettre à leur juste place la multitude des faux prophètes qui fourmillent aujourd’hui dans les gazettes et sur les plateaux TV et de décoder à la fois l’impressionnant silence et le terrible brouhaha qui composent la bande son de notre planète, en ce début de troisième millénaire.

 

EVELYNE DRESS « Pour l’amour du Dauphiné Ed Magellan et Cie ( Interview)

 

 

 

 

 

1) Portrait amoureux de Grenoble, de ses quartiers, de son histoire et de sa grande région : ce sont les origines italiennes du quartier Saint-Laurent, c’est la ville refuge de la France « libre », ou le château de Vizille, premier berceau méconnu de la Révolution de 1789, et qui en abrite aujourd’hui le musée.
2) Découverte des figures du Dauphiné : Jeanne de Chantal qui fonde l’ordre de la Visitation au XVe siècle, Hippolyte Muller qui crée le Musée Dauphinois en 1906, ou Jean-Jacques Rousseau qui y trouve refuge en 1768. Sans parler de Stendhal, Berlioz, Fantin-Latour, Choderlos de Laclos, Champollion…
3) Récit d’enfance et de jeunesse où l’histoire familiale, croise et recroise l’histoire insoupçonnée de cette région, et où les figures de la grande et de la petite histoire se côtoient sans fausse note : celle de l’aïeule maternelle avec celle de Napoléon Bonaparte.

INTERVIEW D’EVELYNE DRESS

ERIC NAULLEAU « RUSE » Albin Michel (Interview)

« En retrait de la route surgit un motel, seule bâtisse visible à des kilomètres à la ronde. Des tubes au néon d’un rouge vibrant soulignaient en plein jour le contour de ses fenêtres, comme une femme qui trainerait encore dans sa robe de soirée un lendemain de fête. Tout disparut avec le reste du paysage. Le soleil cognait toujours plus fort à la vire. Deliana tira le rideau comme une dérisoire protection contre la chaleur et les complots ourdis au plus hait des cieux vierges de tout nuage.»

INTERVIEW D’ERIC NAULLEAU

EMMANUEL PIERRAT « CENSURES – Interdire, indexer, surveiller » Ed Imec archives ( Interview)

Auteurs menacés, procès pour blasphèmes, œuvres interdites : censure et culture forment un tandem bien rodé. Avec Censurés, Emmanuel Pierrat met en lumière les rouages de la censure qui continue aujourd’hui de frapper écrivains et œuvres littéraires.

Politique, colonisation, guerre, religion, mœurs : les grands enjeux de la censure sont éclairés grâce à une centaine de pièces inédites, présentées et commentées par l’auteur. Emmanuel Pierrat, avocat spécialisé dans le droit de la culture et grand collectionneur de livres interdits, réunit des pièces d’archives extraites des collections de l’Imec et des documents uniques provenant de sa riche collection personnelle.

Condamnation au silence des opposants au pouvoir comme l’écrivain Mikhaïl Boulgakov
ou le poète Abdellatif Laâbi, procédures lancées contre des auteurs critiques de la religion (Salman Rushdie, Michel Houellebecq), publications expurgées ou interdites pour outrages aux bonnes moeurs… Les affaires foisonnent, avec une conséquence inattendue : les ouvrages censurés sont recensés dans des catalogues, des index édifiants qui témoignent d’une obsession bibliographique comme autant de «Lagarde et Michard du sexe». De l’anathème à l’autocensure, Censurés tend au lecteur le miroir d’une société bardée d’interdits, visibles et proclamés ou diablement subtils.

INTERVIEW D’EMMANUEL PIERRAT

CELINE LAURENS  » Là où la caravane passe » Albin Michel (Interview)

Prix Révélation des Ecrivains chez Gonzague Saint Bris

« C’était la coutume, quand il y avait un étranger qui arrivait, de l’emmener voir la Grande Dora qui savait toujours ce qu’il convenait de faire après l’avoir jaugé. »

Chaque année, le 15 août, ils se réunissent pour le pèlerinage de Lourdes. Ils ? Une communauté d’irréductibles gitans, habitée par les légendes, le goût de l’ailleurs, l’appétit de vivre. On trouve parmi ces funambules de l’improbable Dora la Magnifique aux pouvoirs divinatoires qui veille sur le clan avec Amos, le père Genepi et sa compagne, Theresa la Harpie, mais encore Miguel, Livio, Sara, et puis l’Etranger qui, le temps d’un été, marquera à jamais les mémoires.
Céline Laurens restitue avec un bonheur d’écrire jubilatoire cet univers rebelle aux normes, qui fascine et interroge toujours. Elle lui rend son mystère, son humanité, ses amours et ses tragédies. Mêlant réalisme et onirisme, ce premier roman révèle un contre-monde où vivre à l’excès, et jusqu’au vertige, ses passions.

INTERVIEW DE CELINE LAURENS