EVELYNE DRESS La Maison de Petichet Ed GLIF En librairie le 12 novembre 2018 (Interview)

Nostalgie de l’enfance et souvenirs des premiers émois amoureux

Un roman familial plein de vie, d’optimisme lucide.

Deux sœurs, Alma et Jessica – rivales mais inséparables, éprises de vérité mais capables de tous les mensonges –, sont unies au point d’aimer le même homme, Jacques.
D’été en été dans la maison familiale, on rit, on pleure, on chante, on crie, on se jette tout à la figure, objets, insultes, «?csardas?», les remords valant mieux que les regrets.

INTERVIEW D’EVELYNE DRESS

«?Comme Alma, la narratrice, ma grand-mère hongroise avait une maison à Petichet, un hameau à 30?km de Grenoble. Nous nous y retrouvions chaque été pour des vacances en famille. J’étais toute petite et amoureuse du jeune homme du bout du chemin… L’autobiographie s’arrête là.?» Evelyne Dress

EXTRAIT

J’ai toujours été amoureuse de Jacques.
Il était le fils unique d’un médecin de Grenoble, et, comme nous, il passait ses vacances d’été à Petichet. Il habitait la grande maison bourgeoise qui se dressait au bout du chemin.
J’avais à peine dix ans ; Jacques, dix-sept.
Chaque matin, je me précipitais à la ferme voisine avec mon pot au lait, dans l’espoir de le rencontrer. Jacques venait, lui aussi, chercher le lait encore tiède de la Boucharde, la plus vieille des vaches de Madame Gontrier, mais celle qui donnait le plus de lait aussi. Ma sœur Jessica ne voulait boire que de ce lait-là.
Si Jacques tardait à paraître, je trouvais mille prétextes pour rester aux abords de la ferme. Je m’asseyais sur le banc de pierre adossé au mur de l’étable, à l’ombre d’un immense tilleul en fleurs, et je bavardais avec la fermière.